La Reunion

En décembre 2018, j’entrepris un voyage à La Réunion avec la compagnie aérienne XL Airways. La diversité des lieux explorés me permet de livrer aujourd’hui un récit d’aventure aussi riche que les saveurs disposées sur le marché de Saint-Pierre. Du littoral baigné par la douceur de vivre aux chemins creusés dans la roche volcanique, mon périple est un condensé de ce que l’île peut offrir.

Introduction

Les 11H de vol qui séparent Paris de Saint-Denis se déroulent relativement bien. De nuit, on se laisse glisser dans les limbes du sommeil par intermittence ce qui réduit, malgré une nuit agitée, la sensation d’attente et de durée.
Dès l’arrivée au petit matin, à la sortie de l’avion, la chaleur me saute à la gorge et me coupe la respiration. Les températures affichent plus de 30 degrés, l’humidité me colle à la peau, aussi déterminée qu’un moustique assoiffé de sang. Il est clair que le temps d’adaptation sera long. Mais qu’importe, l’esprit paisible qui semble reigner ici est presque palpable tant cela est évident.
Après avoir déposé mes affaires à l’hôtel Le Battant des Lames, situé à Saint-Pierre, je flâne sur la plage, les pieds dans le sable chaud, parfois caressés par les allers-retours de l’océan. Au loin, le rouge flamboyant du soleil dessine la ligne d’horizon. Un bref aperçu du sublime éclat de La Réunion.

Le Piton de la Fournaise

La première journée est une halte au Piton de la Fournaise. On traverse la Plaine des Cafres (haut plateau de 1200m d’altitude) en empruntant une route serpentée qui se dirige droit vers le volcan. Les palmiers laissent place aux pâturages et aux forêts de cryptomérias, un paysage étonnant qui surprend aussi par la chute assez rapide des températures. On s’arrête brièvement sur la Rivière des remparts pour contempler la fusion entre la montagne et la mer. Après quelques lacets, au détour d’un virage, la Plaine des Sables se dévoile – véritable terre désolée où le grand silence règne. Les tâches d’ombres posées par les cumulus taillent la roche pour former des courbes plus lunaires que terrestres. Et dire qu’ici même, plusieurs fois par an, le piton crache sa colère, libère le feu de ses artères et le délivre à l’océan sans aucune concession possible. Comme si la vie qui manque en ce lieu hostile provoquait au Piton un déferlement de rage, et qu’il n’avait pas d’autres choix que de s’exprimer par la force pour prouver que ces terres sont bien vivantes. Un jour j’assisterai à ce spectacle.

piton de la fournaise
cartère piton de la fournaise
falaise piton de la journée

Le marché de Saint-Pierre

Retour à la côte. Au petit matin, on se rend au marché de Saint-Pierre, là où le coeur de la vie réunionnaise semble battre furieusement. À quelques pas de la mer, les stands se tiennent serrés, brinquebalants, leurs structures incertaines tentent de tenir le coup face au passage des très nombreux locaux venus remplir leur sac. Sur chaque étalage, les fruits de l’île débordent : ananas, noix de coco, mangue, goyavier, letchis… Les odeurs puissantes se succèdent, tourbillonnent dans l’air. Il est presque possible de distinguer des couleurs qui se mêlent à la foule, déroulant le chemin à prendre vers la récolte des commerçants. Je goûte au plaisir de quelques épices, ce qui aboutit à une vente. Impossible d’y résister.

marché de saint pierre

Je sors du va-et-vient incessant de la foule pour rejoindre le groupe. Il est temps de quitter le marché et se rendre au cirque de Cialos. La visite sera brève, on déjeune Chez Noé (TBC), un établissement plus que respectable, de par sa sublime terrasse envahit par les plantes et de par ses propriétaires au sourire naturel.

À Saint-Gilles

L’hôtel du soir est somptueux. Le balcon de ma chambre donne sur la piscine centrale de l’établissement, elle-même bordée par des palmiers et le chant de l’océan qui se tient à quelques mètres de là. Je ne suis pas habitué à autant de luxe – pourtant, je me laisse emporter par le calme qui coule entre ses murs.

La féérie du soir est foisonnante de beauté. Sur la plage qui longe l’hôtel, la célébration d’une union s’y tient. Les sourires s’affichent et les corps dansent sur le rythme du musicien présent. Le tout est baigné par les dernières lueurs du jour, sublimant par des tons orangés les formes humaines. Comme à mon habitude, je me tiens à l’écart pour observer le ballet exécuté par les gens, le feuillage, le sable et l’océan.

saint gilles mariage
coucher de soleil La Réunion
lagon la reunion
coucher de soleil saint gilles
saint gilles la reunion
pêcheur la reunion

Vol en hélicoptère

La Réunion a une superficie plutôt petite en réalité. Les cirques formés par les différents volcans se sont contracté, comme un navire échoué au milieu de l’océan dont seul quelques édifices aux courbes éreintées restent à la surface de l’eau.
C’est en survolant l’île que vous prenez conscience de la géographie de ce paradis terrestre. Les parois rocheuses et touffues sont vertigineuses. Le Trou de Fer, colonnes de cascades qui se succèdent, démontrent comment l’île a creusé des trésors naturels, encastrés par la roche. Une claque.

vol hélicoptère la reunion
lagon la réunion trou d'eau

Le soir, on rejoint le Cirque de Salazie pour séjourner à l’hôtel « Les Jardins d’Héva ». Le village d’Hell-Bourg est reculé, loin de l’agitation de la côte. On dîne tous ensemble, le buffet est à volonté et les plats sont succulents. Demain la journée sera longue, il est temps d’aller se reposer.

cirque de salazie
jardin d'héva hell-bourg

Randonnée dans le cirque de Mafate

C’est au Col des Beaufs que nous rejoignons le lendemain notre guide de montagne : Danny John. Notre périple démarre ici pour se terminer dans le village très reculé de Marla dont l’unique accès se fait à pied. Environ 2h de marche nous sépare de son point d’entrée. Nous sommes 4 aujourd’hui : Vanessa, Olivia, moi et notre guide.
C’est avec un grand intérêt que nous écoutons Danny John. Sa connaissance de l’île est précise et riche, chaque détail compte, chaque information nous aide à mieux comprendre l’environnement. Les questions écologiques sont évidemment au coeur du discours et les longues conversations tissent des liens amicaux.

À la moitié du chemin, les nuages se chargent en intensité. On s’arrête un instant, sans prononcer un mot. Autour de nous la forêt primaire s’agite, la cime des arbres se bouscule et le chant des oiseaux s’est stoppé provoquant un lourd silence qui suspend le temps quelques minutes. Derrière nous, les ténèbres ont absorbé la forêt, les arbres se rétractent sur eux-mêmes, tel un mécanisme d’auto-défense pour se protéger de la fureur à venir, avant qu’une première goute vienne mourir sur le sol. La menace du ciel est mise à exécution. Il faut avancer.
Ma capuche couvre le 3/4 de mon visage, je ne vois pas vraiment où je vais, les trombes d’eaux qui s’écrasent désormais sur ma veste m’empêchent d’y voir clair. Mes pas sont guidés par l’unique sentier qui se dévoile au rythme de ma cadence, mes yeux tentent de visualiser la moindre parcelle de terre, mes oreilles sont désorientées dans ce fracas cataclysmique et mon esprit assure la réussite de l’objectif à atteindre : Marla.
Mais la question est : pourquoi je jouis de cet instant qui pourtant, ne semble être en rien agréable ? Tout simplement parce que je me sens vivant. Le confort dans lequel nous sommes installés pour la plupart au quotidien endort nos consciences et paralyse nos corps dans un sommeil morne. Se confronter aux éléments déchainés de la vie, à l’échelle des relations humaines ou de l’environnement, donne la possibilité à son véritable sens de nous saisir. Les émotions qui nous traversent pendant une épreuve comme la randonnée dans des conditions plus ou moins difficiles, sont intenses, brutes et profondes. Absolument rien n’est simulé et le souffle ardent de ces émotions insufflé dans votre esprit provoque le sentiment d’être vivant, de couver le battement flamboyant de votre âme. Voilà ce que je recherche quand je sors de ma zone de confort.

cirque de mafate
cirque de mafate
cirque de mafate

Le déluge s’est arrêté après 2h de marche, à l’instant même où nous arrivons à Marla. Le soleil irradie maintenant le cirque de sa lumière chaude et réparatrice. Les vêtements gorgés d’eau sont étalés dans l’herbe, autour de notre refuge. On admire les teintes pourpres se dessiner sur les colosses rocheux qui nous entourent avant de passer une nuit plus que méritée.

église à marla

Le lendemain on fait marche arrière, on passe les dernières heures à retraverser la forêt primaire qui nous mène au point de départ de la veille. On doit quitter notre guide Danny John, qui a contribué en très grande partie aux souvenirs heureux que j’ai désormais de cette randonnée, tout comme le groupe avec qui je suis partis.

Merci à XL Airways, l’Île de la Réunion, Vanessa, Olivia, Marion, Aurélie et toute l’équipe qui a contribué à ce voyage.

INFOS PRATIQUES


TRANSPORT
Ligne directe avec XL Airways. 

Paris CDG
2 vols hebdomadaires le lundi et le mercredi.

Marseille
1 vol hebdomadaires le lundi.

Lyon
1 vol hebdomadaires le mercredi.

Les vols sont saisonniers de juin à janvier.

Bon plan à savoir : pendant le vol, des lunettes de réalité virtuelle peuvent être fournies. Développée exclusivement pour une utilisation prolongée en avion, elles sont combinées à un casque à réduction de bruit et permettent de découvrir une vingtaine de films en 2D et 3D.

CAPITALE DE LA RÉUNION
Saint-Denis

POPULATION
850 000 habitants

MONNAIE
Euros

LANGUES
Français, le Créole Réunionnais 

LES HÉBERGEMENTS OÙ J’AI SÉJOURNÉS
Le Battant des Lames***
Les Jardins d’Héva**
Refuge à Marla
Hôtel à Saint-Gilles

LES RESTAURANTS OÙ J’AI MANGÉS
Chez Noé (TBC)
Les Jardins d’Héva
Plage de Labodega à Trou d’Eau
à Bourg Murat

xl airways
xl airways
xl airways

1 commentaire

  • Lola - Freelensers

    Tes photos sont vraiment chouettes ! La Réunion, ça titille un peu nos envies d’aventure : )

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